Vitrine de l’excellence de notre système de formation

Du 12 au 16 septembre, la deuxième édition des SwissSkills s’est tenue à Berne. Ce championnat des métiers a permis de voir les meilleur-e-s apprenti-e-s de Suisse s’affronter lors de compétitions. Cela a aussi été une occasion rêvée de se familiariser avec la diversité du monde professionnel et surtout de celui de la formation.

Le système de formation suisse est bon, même très bon. Pour l’école obligatoire, les résultats des différents tests PISA en comparaison internationale l’ont montré plusieurs fois. Au niveau de la formation professionnelle, les résultats de l’équipe suisse qui a terminé deuxième lors des derniers championnats du monde des métiers à Abu Dhabi l’attestent aussi.

Notre système, avec ses multiples passerelles entre études et apprentissage, permet aux jeunes et aux moins jeunes de choisir un métier, de faire évoluer leur carrière à travers leur formation continue, voire d’en changer. Et ce, aussi au bénéfice de l’économie suisse. 

Pour former d’excellent-e-s apprenti e-s, il faut des enseignant-e-s de qualité et formé-e-s en conséquence. Et ce pour tous les niveaux d’enseignement, dès le premier cycle de l’école obligatoire et jusqu’au secondaire II et au tertiaire. Pourtant, aujourd’hui, les autorités hésitent à franchir le pas essentiel au niveau de la formation initiale des enseignant-e-s des deux premiers cycles de l’école obligatoire, en visant une formation équivalente au niveau master.

Ne pas miser aujourd’hui sur une amélioration de la formation initiale et continue des enseignant-e-s, et ce en faisant aussi tout pour garder notre métier attractif, c’est à terme risquer de voir diminuer la qualité des formations et péjorer les compétences et connaissances des travailleurs.

 

L'accès aux documents est réservé aux abonnés.