J'éduque, donc je lis!

 

 

Monique Atlan & Roger-Pol Droit. (2016). L’espoir a-t-il un avenir?  Éd. Flammarion.

Et si on osait parler d’espoir? Et le vivre. Lui redonner une place dans une pensée de l’avenir qui fasse envie au lieu de faire peur. Si chacun nourrit toujours des espoirs intimes, les grands espoirs collectifs sont en panne. Comme si notre monde obsédé par l’immédiat ne permettait plus à l’espoir de trouver de la place dans nos sociétés. Il est pourtant l’enjeu de notre siècle. Les auteurs proposent ainsi de prendre l’espoir au sérieux, de lui redonner sa chance. En nous racontant son histoire, en analysant lucidement ses sources. Ils nous encouragent à le réintroduire sur la scène des débats, pour lutter contre son déni ou sa relégation prônés trop souvent… comme sagesse. Il s’agit ainsi d’apprendre à espérer. En sachant que les espoirs individuels, toujours un peu sauvages, peuvent, en les domestiquant ensemble, devenir des projets collectifs enthousiasmants. Résistant au pessimisme.

 

 

Stéphanie Marchand. (2018). Montessori à l’école élémentaire. Du CP au CM2 à l’école publique.  Éd. ESF.

Pendant six ans, l’auteure a été en charge d’une classe unique pour les enfants de 6 à 12 ans, au sein d’une école Montessori. Depuis 2014, elle met en application et diffuse cette pédagogie alternative dans l’école publique. Son avertissement: la pédagogie Montessori, c’est 1% de matériel et 99% de philosophie. C’est d’abord une vision de l’enfant, de l’éducation et du rôle de l’adulte. Une vision soutenue par du matériel de développement soigneusement élaboré, mais vision cosmique qui perçoit l’univers comme un ensemble dans lequel tout est en interdépendance. Et à plus petite échelle, qui considère l’être humain comme un tout où chaque partie est reliée, en interaction avec les autres pour former cet ensemble appelé l’humanité. Prêt à travailler cette posture? Si oui, ce guide pratique, créé pour accompagner l’enseignant qui souhaite mettre en place cette pédagogie, vous sera très utile.  

 

Omar Zanna & Bertrand Jarry. (2018). Cultiver l’empathie à l’école.  Éd. Dunod.

Le corps, siège des émotions, est le compagnon actif des apprentissages. Quelle place lui réserve-t-on l’école? Au regard des pratiques les plus courantes, assez peu en réalité. Pis encore, puisque faire le métier d’élève est souvent une invitation à oublier son corps. Pourtant, à l’école comme ailleurs, le corps se manifeste. Parle en permanence. Ce livre, émaillé d’exemples, permet, grâce à un système de références très intéressant, d’en prendre conscience avant de lui donner une place de choix quand il s’agit d’éduquer à l’empathie. Ainsi à savoir envisager l’autre comme une version possible de soi. Il retrace, dans une première partie, la genèse d’un questionnement réalisé avec une équipe pédagogique au sujet de cette éducation à l’empathie, qui va passer par les corps en mouvement. Et, dans une seconde partie tournée vers l’action, il expose, à l’adresse des adultes, des mises en œuvre concrètes.  

 

Johann Michel. (2018). La fabrique des sciences sociales. D’Auguste Comte à Michel Foucault.  Éd. Puf.

Alors que la philosophie s’est longtemps pensée comme «mère de toutes les sciences», les nouveaux champs de savoirs de l’époque moderne n’ont eu de cesse de contester cette position. C’est encore vrai à l’époque contemporaine quand les sciences sociales cherchent à ravir la place jadis occupée par la philosophie. Tel est le conflit que l’auteur explore dans cet ouvrage original et novateur, dont l’enjeu est de montrer, d’une part, la manière dont les sciences sociales dérivent de courants fondateurs de la philosophie (positivisme, pragmatisme, phénoménologie) et, d’autre part, comment les sciences sociales opposent leurs méthodes et leurs objets à ceux de la philosophie. L’auteur éclaire enfin la manière dont toutes ces recherches, aux frontières parfois minces, peuvent, sous certaines conditions, se féconder pour répondre à la question «Qu’est-ce que l’homme?», mot de passe de cette étude.

 

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