OMP: fin du groupe paritaire

2013, année de toutes les pagailles à l’Office médicopédagogique (OMP)! La SPG avait dénoncé la situation auprès du conseiller d’État. L’appel avait été entendu et un groupe sous l’égide du secrétariat général avait été mandaté pour trouver des solutions. Cinq ans après, ce groupe est dissous.

Composé de membres de la direction générale de l’OMP, de représentants des syndicats et présidé par le secrétariat général, ce groupe paritaire a travaillé sur la base d’un protocole d’accord, appelé plan d’action. Après cinq ans de travaux, le constat a été fait que les sujets soumis à l’étude du groupe avaient été traités ou étaient suffisamment avancés pour que les discussions se poursuivent dans une autre configuration. Parmi les sujets, il y avait l’organisation des classes et la gestion de la mobilité des collègues qui s’était révélée catastrophique en 2013.

Un calendrier de planification des rentrées scolaires a été organisé, notamment pour gérer la mobilité du personnel, les fermetures ou les ouvertures de classes ou de structures. Cet accord a ramené de l’ordre dans le processus de mobilité qui dure de janvier à mi-juillet. Cet accord est renouvelé chaque année. Autre sujet, la commission du personnel; elle devait être mise en place, ce qui a été fait puisqu’elle fonctionne depuis 2014. Nous devions aussi étudier la charge de travail des éducateurs sociaux en complément des études sur la charge de travail des enseignants menées par le Service de recherche en éducation; l’enquête a été réalisée et utilisée pour définir leur cahier des charges et harmoniser les horaires des collaborateurs concernés. Le groupe avait également pour mandat d’harmoniser les horaires d’ouvertures des structures. C’est un gros travail d’analyse qui a déployé ses effets depuis. Un autre sujet était l’élaboration de cahiers des charges pour cinq fonctions et fonctions complémentaires, à savoir les enseignants spécialisés, les éducateurs sociaux, les maîtres d’atelier, les responsables pédagogiques des centres médico-pédagogiques et les responsables pédagogiques de regroupement de classes spécialisées (nommés entretemps référents). Mis à part le cas particulier des maîtres d’atelier pour lesquels on attend une certaine stabilisation de fonction avant de rédiger leur cahier des charges, les autres cahiers des charges sont validés, ou en passe de l’être. Enfin, l’accompagnement métier durant l’entrée en fonction à l’OMP a été repensé et allégé.

Cinq ans pour tout ça? Cela peut paraitre long à un observateur externe. Mais il faut rappeler que ces objets n’étaient pas sans enjeu et qu’il a fallu du temps pour en prendre la mesure. Au bout du compte, il a certainement valu la peine de ne pas se précipiter à trouver des solutions qui n’auraient pas satisfait les collaborateurs de l’OMP. Il valait mieux prendre le temps de la réflexion et celui de la consultation pour au final avoir des outils performants et propres à permettre aux uns et aux autres de se sentir plus à l’aise au travail. Tout n’est pas réglé, tant s’en faut, et le travail continue. D’autres défis lancés à l’OMP vont sûrement relancer d’autres groupes de travail. Mais l’impression d’être arrivé au terme d’un cycle, avec somme toute un résultat concret et prometteur, donne le sentiment du travail accompli. •

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